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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 08:25

"Pour celui qui aime écrire le français, rappelons  que le vocable "écrivain" est un mot dont le masculin et le féminin a la même orthographe. La maison du quai Conti, a donné son avis sur la féminisation des noms de métiers, fonctions, grades et titres. Cette maison, fidèle à la mission que lui assignent ses statuts depuis 1635 fit publier une déclaration rappelant le rôle des genres grammaticaux en français. Les professeurs Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss, à qui la Compagnie avait confié la rédaction de ce texte, concluaient ainsi :
« En français, la marque du féminin ne sert qu’accessoirement à rendre la distinction entre mâle et femelle. La distribution des substantifs en deux genres institue, dans la totalité du lexique, un principe de classification, permettant éventuellement de distinguer des homonymes, de souligner des orthographes différentes, de classer des suffixes, d’indiquer des grandeurs relatives, des rapports de dérivation, et favorisant, par le jeu de l’accord des adjectifs, la variété des constructions nominales... Tous ces emplois du genre grammatical constituent un réseau complexe où la désignation contrastée des sexes ne joue qu’un rôle mineur. Des changements, faits de propos délibéré dans un secteur, peuvent avoir sur les autres des répercussions insoupçonnées. »
Je déplore les dommages que l’ignorance de cette règle inflige à la langue française et l’illusion selon laquelle une grammaire « féminisée » renforcerait la place réelle des femmes dans la société.
Il est inutile, pour désigner un groupe de personnes composé d’hommes et de femmes, de répéter le même substantif ou le même pronom au féminin puis au masculin. « Les électrices et les électeurs », « les informaticiennes et les informaticiens », « toutes celles et tous ceux » sont des tours qui ne disent rien de plus que « les électeurs », « les informaticiens », « tous ceux ». On évitera également d’indiquer entre parenthèses ou après une barre oblique la marque du féminin : « les adhérent(e)s », « les animateurs/trices », etc. De même au singulier, lorsque le masculin revêt un sens générique, de telles surcharges (« recrutement d’un/une technicien(ne) diplômé(e) », etc.) n’apportent aucune information supplémentaire et gênent considérablement la lecture. Au surplus, elles s’opposent à la règle, très générale en français, de l’accord du pluriel au masculin. Il est impossible d’écrire : « Le fauteuil et la table sont blanc(he)s. »

Il convient de rappeler que les seuls féminins français en -eure (prieure, supérieure...) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en -or. Aussi faut-il éviter absolument des néologismes tels que professeure, ingénieure, auteure, docteure, proviseure, procureure, rapporteure, réviseure, etc. Certaines formes, parfois rencontrées, sont d’autant plus absurdes que les féminins réguliers correspondants sont parfaitement attestés. Ainsi chercheure à la place de chercheuse, instituteure à la place d’institutrice. On se gardera de même d’user de néologismes comme agente, cheffe, maîtresse de conférences, écrivaine, autrice... L’oreille autant que l’intelligence grammaticale devraient prévenir contre de telles aberrations lexicales.
J’oublie sans toute que le métier d’écrivain ne demande plus aujourd’hui d’avoir a maitriser un art, celui de l’orthographe." MFellion in  face book 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:25
Méfiez-vous maintenant quand vous allez au théâtre subventionné, et aussi dans les structures de banlieues qui "accueillent" des spectacles venus d'ailleurs : les places sont hors de prix ( jusqu'à 45 euros ...) à l'origine, pour le "théâtre service public" la
subvention servait au spectateur à payer sa place moins cher ( ça marche encore à l'Opéra ou à la C Française) . Aujourd'hui, la subvention ( issue de nos impôts-prélèvement obligatoire-) couvre les frais dits "de fonctionnement" des grosses machines assez fermées et à l'esprit court : salaires des permanents très gros pour certains et bien petits pour d'autres parfois terrorisés quand le directeur est un tyran qui agit en toute impunité, déplacements coûteux de ces directeurs ( et leurs primes) , entretien du bâtiment....recours malgré tout à l'intermittence et à sa caisse en déficit .... le ministère n'ose pas s'opposer au puissant Syndéac et ses grilles de salaires sur mesure pour des "directeurs" assez paresseux au fond, certains peu présents, et pas très cultivés ( en tout cas avec rien qui attesterait d'une culture développée : les directeurs metteurs en scène ont besoin de "dramaturges" !!!...)
Vous avez dit "exception culturelle" ?.
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 11:51

Les trois  sœurs

 

Article exagérément louangeux dans Le Monde le lendemain même de la première présentation de la pièce à Bobigny  C'est à croire que la "critique dramatique " avait  été invitée à Saint Petersbourg pour la voir  jouée là bas avant sa tournée européenne !

À vrai dire nous n'avons pas vu du tout ce dont les laudateurs s'enivrent.

 

Fait pour tourner dans de nombreux théâtres du théâtre subventionné européen,  adaptable aux dimensions de tout plateau, le dispositif scénique est indépendant de la configuration  du théâtre où  la pièce, Les Trois sœurs,  est jouée. Il est au centre du plateau, enferme les acteurs dans une boîte correctement visible seulement des quelques places situées en face de ce dispositif.

Voici donc ce qu'est "une marchandise culturelle".

Celle-ci est "accueillie" dans un théâtre largement subventionné par nos impôts du théâtre "service public" lesquels servent non à la création mais au fonctionnement.

 

Si à l'origine la subvention permettait aux spectateurs de payer moins cher leur  place, cette règle est largement bafouée  Aujourd'hui le prix d'une place au théâtre "service public" avoisine 45 euros.  La poignée de  grands commis culturels, directeurs de ces théâtres nantis, conserve un niveau de vie bien supérieur à n'importe quel patron d'entreprise.

Exception culturelle.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:11
"Ainsi, l’œuvre est accomplie : les structures théâtrales maillent le territoire.
Des équipes d’artistes du plateau compétents et imaginatifs, pourraient en assurer le fonctionnement artistique de permanente manière. Après avoir construit le public, les équipes, en se relayant, entreraient dans les lieux et les animeraient. Anima.
Mais le modèle est inversé et pyramidal. Plus couru. Moins novateur: Nomination d’un directeur ou d’un couple, fabricant de spectacles et/ou programmeur du réseau, appel au public ensuite.
Les poignées de directeurs, metteurs en scène de l’institution théâtrale, en places et salaires fixes, aux moyens de production diversifiés, sont nommés. Et s’organise alors, dans un système usé, le jeu des chaises musicales - du cumul des mandats – et pour certains, des occupations permanentes du sol et des budgets. Car, le poste quitté, l'état qui paye plusieurs fois pour les mêmes, les gratifie encore. Sphère du pouvoir. Du prestige. Et de l’argent. Le Ministère.
Partir à l’assaut d’une direction, «profiter du système» : Les plus cyniques et les mieux conseillés, jeunes ou moins jeunes tiennent les discours admis. Les plus maladroits déplaisent. Ils écrivent, protestent, demandent justice et des répartitions d’argent autres pour réussir à travailler. Ils sont exclus ou en relégation, interdits, dans les faits, et certains, par leurs pairs, d’exercer leur métier et de gagner leur vie avec leur compétence et leur savoir-faire. Leur savoir-voir.
Eux, c’est sûr, ne seront jamais nommés. Dans le petit cercle des Verdurin, très présent l'été en Avignon, la liberté de parole est condamnée, les voix discordantes, disqualifiées.
Mais, dira, à juste titre, l’administration ministère de la Culture et de la Communication «Nous aidons les artistes et on ne peut pas aider tout le monde ! »
En effet. Les Directions Régionales et leurs Commissions n’ont qu’une petite enveloppe pour quelques artistes indépendants rescapés et adossés ponctuellement à une structure théâtre.
Elles se sont ainsi débarrassées des artistes en équipe dont le parcours avait du sens pour attribuer des aides ponctuelles à des «projets» choisis et appuyés ponctuellement par des structures théâtrales du monde politico-socio-culturel. Du bon usage de l’intermittence ?
«L’aide à la création» de la Direction Centrale pour aider au montage d’une pièce, affiche, hors de toute expertise écrite, un discours blanc. Or, rien n’est plus ardu et long à lire qu’une vraie pièce et justement, une pièce artistiquement intéressante à monter, résiste à la lecture. Elle ne peut donc faire l’unanimité demandée par le Service.
Alors, comment faire pour réussir à avoir les moyens de monter une pièce, puis une autre, dans des conditions professionnelles, et pour gagner sa vie ? Il faudrait être directeur ! Et pour y arriver, se donner non pas les moyens, artistiques, culturels, humains, éthiques pour aborder les œuvres, mais les moyens de pressions politiques ! Et pour le théâtre "service public", Syndéac, Puissante Confédération du Spectacle, réseaux cégétistes.
Aussi, comment ne pas se désintéresser de la course aux nominations verrouillantes, de la jouissance morbide des frustrations, coteries, pressions, courtisaneries, malapriseries, gitonneries, macérations dans un même jus aussi peu créatif et si bien relayé?
Revenir modestement aux sources, à la seule ambition qui vaille pour un artiste, l’ambition artistique. S’aérer la tête. Lire les œuvres. Regarder les tableaux, les films, les pièces, écouter les musiques. Connaître les témoignages, essais, traités des praticiens créatifs et réflexifs dont le plus vif de nos contemporains s’appelle Jean Gillibert, artiste de théâtre complet aux pièces écartées des plateaux subventionnées. Et sur le plateau, résister à la dévaluation de l’art de l’acteur. Retrouver l’imagination du jeu, la beauté et la vérité au théâtre. Reprendre le dialogue profond et insensé entre l’être et le paraître, le réel et l’illusion, nouer avec un théâtre qui renouvelle la vie mais qui ne distrait pas l’écoute, un îlot de résistance où l’homme est à révéler et non à biffer….

Il y a–t-il encore, sur le territoire national, des interlocuteurs vivants pour accueillir les artistes du théâtre porteurs de ces valeurs - là ?" MV
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 09:51

Petit courriel à la Fondation Beaumarchais

Sujet : L'amplitude d'un auteur de théâtre : Jean Gillibert

Madame,

Nous nous étions rencontrées en octobre 2009 à propos de mes actions et je vous avais soumis par écrit, différents projets.

Entre autres, je fais partie de ceux et celles qui cherchent à faire "apparaître" et "respirer" l'œuvre théâtrale de Jean Gillibert et qui essaient de voir comment aider à lui faire accompagner l'époque qui est la nôtre.

Depuis notre rencontre à SACD, j'ai pu organiser plusieurs lectures et actions de formations, et une remarquable "conversation" entre Robert Abirached -que vous connaissez sans doute- et Jean Gillibert a eu lieu au théâtre de l'Odéon en mars 2011.

Robert Abirached s'est dit publiquement "sidéré" par l'œuvre théâtrale de JG, "seul auteur, à ma connaissance, dit RA à avoir réussi à synthétiser par le langage toutes les formes aujourd'hui éclatées du théâtre".

Je reviens de nouveau vers vous afin de vous interroger encore :

Il y a t il quelque chose de possible à organiser chez vous, avec les moyens SACD, pour cette œuvre, compte tenu qu'elle est écrite, aboutie, et qu'elle émane d'un être né en 1925, remarquable dans son parcours intellectuel et artistique lequel peut être évalué ?

Je vous informe de surcroît que Jean Gillibert qui a commencé à écrire tardivement ses pièces dont plusieurs trilogies, continue à le faire.

Ainsi, nous attendons avec impatience la frappe de sa vingt neuvième, écrite cet été ( 28 publiées). Ses traductions, elles, seront publiées en octobre.

En vous remerciant par avance de votre écoute et de votre réponse, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.

Bon travail à vous

Bien cordialement.

 

Réponse de la Directrice de l'Association Beaumarchais -SACD11 bis, rue Ballu 75009 Paris  (il est à noter que d'autres Bureaux, genre DRAC, ministère, services culturels de la Ville de Paris, ou théâtres d'état ne répondent même pas )

Bonjour Madame,

Je me souviens très bien de notre rencontre.

Hélàs, nous ne pouvons soutenir l’œuvre de Monsieur Jean Gilibert. En effet, notre Association a pour mission de découvrir des auteurs lors de l’attribution des aides à l’écriture et ensuite d’assurer la promotion de ces dits auteurs. Notre budget ne nous permet pas d’intervenir sur des auteurs qui ne sont pas boursiers Beaumarchais. Croyez que nous le regrettons pour Monsieur Gilibert et bien d’autres.

Je vous souhaite un beau succès dans vos démarches.

 

Retour immédiat : Merci chère madame de ne pas lui rogner une aile !

Je trouve ce lapsus calami à propos de Jean GiLLibert assez savoureux

Bon travail à vous et en toute cordialité MV

 

premières réactions :
JE LIS SANS SURPRISE HELAS, MAIS NON SANS INDIGNATION LE COURRIER ECHANGE ....
Que de " perles " d'ignorance , d'incompétence et d'indifférence chez ces gens-là !
C'est pourquoi je ne solliciterai plus leur "aide" , des miettes plus ridicules d'année en année :"budget " oblige !
En tous cas je te félicite- toi- pour ta "vaillance" et ta critique !! Amitiés :A dimanche !   Nicole
 
Bel exemple de système de subvention qui tourne en vase clos ! Bises. Christine
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:21

La politique culturelle de la Ville de Paris fait apparaître d' énormes lacunes quant à la promotion, réelle, de l’art théâtral.

 

Oui, à Paris qui compte 20 arrondissements, soit pour chacun de ses arrondissements la population d’une ville moyenne de province, il manque un théâtre d’accès gratuit, et au plateau équipé

 

  •  pour éprouver la nature des pièces nouvelles d’auteurs connus ou  inconnus, mais encore jamais représentées,
  •   pour servir de tremplins aux acteurs comme aux spectacles crées hors du Réseau, verrouillé d’avance
  •   pour échanger et dialoguer, et pour enrichir la pratique de la scène.

 

 

Nous demandons qu’un Théâtre d’Arrondissement ou que le Théâtre Ouvert, ou que le Théâtre de la Bastille, ou que le Théâtre de la Cité Internationale ou tout autre édifice financé en tout ou partie par les impôts des parisiens soit dévolu à ce projet.

Cette spécificité clairement dite apaiserait la guerre des théâtres où des structures très nanties reprochent à des lieux intermédiaires de leur capter du public. Car, le but de ce théâtre ne serait pas commercial mais de prospective et de vivier.

L’équipe permanente, polyvalente, en serait très réduite et le coût de fonctionnement minime afin de consacrer l’argent de la subvention et de la billetterie à la création.

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:14

Est - ce si détestable ?

Il s'agit d'un théâtre dont le directeur est lui-même un artiste, c'est à dire quelqu'un qui consacre exclusivement sa vie à un art.

Est-ce si détestable ?

 

Auteur, metteur en scène, acteur, directeur sans salaire de directeur, Jean-Luc Jeener utilise le montant de la subvention ministérielle attribuée à sa compagnie pour créer lui-même des spectacles et pour programmer des oeuvres théâtrales dans les deux salles du Théâtre du Nord Ouest 13, rue du Faubourg Montmartre qu'il loue à un bailleur parisien.

Est-ce si détestable ?

 

Jean-Luc Jeener a un projet artistique, mis en oeuvre et éprouvé : Depuis juin 1997, sa programmation articule des périodes consacrées pendant 6 mois à l'intégrale d'un auteur classique, et pendant six autres mois à des pièces de création autour d'un thème contemporain de réflexion.

Est-ce si détestable ?

 

Contrairement aux pratiques d'autres lieux même financièrement soutenus, les équipes associées ne louent pas les salles. Elles peuvent répéter et jouer gratuitement.

Est-ce si détestable ?

 

Si théâtres publics et privés alignent leurs vacances sur les congés scolaires, le théâtre du Nord-Ouest, à Paris sans soutien de la Ville, donne des représentations pendant les quatre saisons, tous les jours, après-midi et soirée. Toute l'année, douze mois sur douze, par canicule ou grand frimas, les artistes fournissent du travail, intellectuel et pratique, concret, visible, audible, et qui peut s’évaluer.

 

En raison des très mauvaises conditions techniques, en raison des très nombreuses gradations d’exigences, peu de choses abouties. C’est la limite du lieu. Limite également présente, hélas, dans bien des théâtres soutenus et aux directions paresseuses. Et encore, présences prégnantes de trop d'équipes sans éthique, incapables, par exemple, de garder les loges et le plateau nets.

 

Le libre arbitre laissé à chacun par Jean-Luc Jeener s'adresse, au fond, à une élite qui s'auto disciplinerait et n'est pas compris par le tout venant, utilisateur du lieu et pourvoyeur de spectacles et de spectateurs.

Comme si, entre le stakhanovisme forcené, stalinien, à la Mnouchkine, et l'absence de règles, il n'y avait pas d'intermédiaires possibles. Question de personnes sans doute. Question aussi de rapport de chacun au théâtre et à l'art.

 

C'est dommage pour les meilleurs, car, un artiste, dans ce théâtre du Nord - Ouest, a un accès direct au directeur, constamment présent, et qui de plus, critique dramatique dans un journal, se déplace, pour aller voir, ailleurs, le travail des autres, dans les autres théâtres, ce que ne font que rarement, par curiosité artistique et intellectuelle, bien d’autres "directeurs".

 

Au Nord-Ouest, un artiste n'est ni mal accueilli, ni chassé, ni battu, ni dénié. Il est écouté, entendu. L'argent qu'il apporterait, les pressions politiques et syndicales, ne sont pas le critère de sélection pour jouer au Nord-Ouest. Les spectateurs, aussi, sont bien traités, aimablement et avec respect.

Est-ce si détestable ?

 

Certes les conditions de travail, dites clairement et sans ambiguïté dès les premières négociations, sont ardues et les débouchés infimes. Une profession sinistrée et maltraitée se jette à fonds perdu dans la force du travail de plateau et se forge la continuité d'une histoire.

 

Le directeur ne gruge pas à son profit les intermittents précaires qui jouent ici et que trop de comédiens amateurs ou retraités poussent hors les murs. Il n'en a aucun profit financier ou de prestige. Au contraire. Malgré le travail fourni Jean-Luc Jeener est personnellement endetté.

 

Nautonier visible de la galaxie Nord - Ouest, Jean-Luc Jeener cherche à maintenir une utopie de théâtre. Dans la lignée du théâtre de l’incarnation et qui place l'Homme au centre de la vie et du travail théâtral, il tient bon, sur un champ de ruines.

 

Car beaucoup de ceux qui soutiennent et agissent ce théâtre là, un théâtre de l'incarnation et du souffle et non de la décoration et de la mort de l'homme et de l'œuvre, ont été écartés : Mort sociale par étouffement matériel et impossibilité de gagner leur vie au théâtre, mort artistique par empêchement d'exister, mort de l'esprit par l'écrasement du vivant que les décisions des bureaux ignorantes du terrain, affectionnent, réclamant étourdiment une "rentabilité" financière ( pour qui, comment et avec qui ?) qu'elles- mêmes n'engendrent pas.

 

Comme si ce n'était pas le désir d'un artiste de toucher avec qualité et en profondeur tout spectateur venu librement au théâtre entendre palpiter l'esprit du monde ?

                                                                   Michèle Venard

 Est-ce si détestable ?

Écrivais-je, il y a quelques années à propos du théâtre du Nord-Ouest.

 

La situation depuis s’est envenimée.

Un replet directeur de prestigieux théâtre privé prétend même que le N-O «lui enlève des spectateurs» ; une pigiste (la même étourdie qui explique que Robin Renucci est un acteur de télé tenté par le théâtre !) exécute le TNO dans les colonnes du Figaro, l’Adami s’en mêle, à la suite d’après ce que j’ai compris, de dénonciations calomnieuses, l’Inspection du Travail aussi, Ministère, Ville n’aident pas….et s’acharnent de concert sur le Nord-Ouest et ses artistes, c'est-à-dire sur les plus pauvres.…

 

Où veulent-ils en venir.

Tuer tout le monde comme UBU ?

 

Comment échapper à ce système hyéneux et à ses sbires, à cette culture de mort que la passion du théâtre insupporte ?

 

Que d’autres voix se fassent entendre pour que vive le Théâtre du Nord-Ouest.

 

publié sur michèle-venard.over-blog.com

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 15:48

De l’utilité pour les artistes du Théâtre du Nord-Ouest.

Un exemple témoignage parmi des centaines d’autres

 

 

 

Après avoir monté l’événement Présences de Jean Gillibert, en juin 2005 à la Maison des Métallos, événement capté par Radio-France et qui a ouvert la voie et la voix à 8h d’émission diffusées sur France Culture consacrées à l’œuvre et à la personne de cet homme de théâtre hors du commun, j’ai cherché uneRésidence dans un certain nombre de théâtres subventionnés auxquels le parcours de Jean Gillibert me semblait lui donner droit.

Je souhaitais, et je souhaite encore, continuer le travail de mise en œuvre de son extraordinaire répertoire théâtral.

Les réactions des interlocuteurs ont été consternantes.

Non seulement celles des Bureaux (DRAC et rue Saint Dominique), mais, plus impuissantes, ou plus cyniques encore, celles de certains «directeurs artistes».

C’en était fait de la solidarité. Le monstre institutionnel les avait bouffés et détruits, même les plus prometteurs, dont certains, devenus grands commis culturels, ne sont plus que gardiens de tombeaux.

 

Jean Luc Jeener de son côté préparait son cycle Strindberg.

Il aurait aimé que Jean Gillibert qui avait monté La Sonate des Spectres avec Tania Balachova et La Danse de Mort avec Josette Boulva, ait une présence dans son théâtre du N-0.

Jean Gillibert a accepté de donner conférence de haute volée sur la « réalité des spectres, des Grecs à Strinberg en passant par Shakespeare ».

Cette intervention a été suivie par la mise en lecture de deux de ses récentes pièces qu’il a lui-même choisies comme faisant résonnance à une part de l’univers Strindberg Les Croisés ou La Compétition des Vieillards et La Mort en Douce. (publiées depuis)

 

L’événement a accueilli trois fois plus de spectateurs que n’en pourra contenir la salle Roger Blin à l’Odéon, qui abritera en mars 2011 une bienvenue «conversation»   entre ces deux hommes de théâtre Jean Gillibert et Robert Abirached.

 

De l’utilité pour les artistes du Théâtre du Nord-Ouest.

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 13:58

 

La Cause du Théâtre du Nord-Ouest

par Marie Véronique Raban

 

Compte-rendu de la réunion

du dimanche 5 décembre 2010

selon Marie Véronique RABAN

 

D’abord des éléments de l’exposé de Jean Luc Jeener :

 « … Le Théâtre du Nord-Ouest actuellement en administration judiciaire

par le fait de SA PASSION et de son mode de fonctionnement « financièrement désintéressé » se trouve dans L’ILLEGALITE

 

Points litigieux :

· Délit de travail dissimulé

· Dettes : 566 000 €

274 000 € ---) Plan de redressement – remise/ paiement à court terme : 150 000 €

 

Si les lois syndicalistes invoquées dans cette affaire persistent à être appliquées, c’est la mort de notre théâtre - et D’UNE CERTAINE IDEE DU THEÂTRE - qui serait réduit à fonctionner désormais en « CADRE DE L’ETAT » ; FINIS LES ESPACES DE LIBERTE !!!

Pourquoi s’acharne-t-on à ne pas vouloir reconnaître la créativité du Théâtre contrairement aux peintres, aux musiciens ?

 

… Les circonstances réelles matérielles de l’illégalité ont été aggravées par LA DENONCIATION de quelques APPRENTIS SORCIERS qui ne réalisent pas qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont posés.

Des lois « bonnes pour nous défendre » se retournent contre nous ! ? ! et empêchent les créateurs de créer !!!

 

… Evocation du discours de Philippe Ogouz, président actuel de l’ADAMI – : « Ateliers clandestins de La Culture – Procédés d’un autre âge – Mépris du Droit du Travail … »

 

Mais la pratique du Théâtre n’est pas « un boulot comme un autre » : les conditions ne peuvent en être réglementées selon des lois syndicalistes comme pour d’autres métiers où elles se sont révélées salutaires.

 

Comment se fait-il que désormais on trouve normal que le Théâtre devienne « PRISONNIER DE L’ARGENT » et ceci – encore plus surprenant- dans le discours de gens de gauche pour qui l’argent devient roi et qui « s’agenouillent devant le Veau d’Or » ?

 

Leur but : NOUS IMPOSER UNE AUTRE PHILOSOPHIE JUSQU’ALORS REFUSEE PAR NOUS

Exemple : locations de nos salles aux compagnies

 Solutions de « facilité » : = énorme contradiction : la loi nous oblige à voler, exploiter des troupes, par exemple par la location de nos salles à prix d’or étant donné la position centrale dans Paris du TNO ( ce qui serait évidemment un moyen d’éponger nos dettes).

 

…Voilà 12 ans que ce théâtre FONCTIONNE selon SA PHILOSOPHIE et tient bon malgré les menaces qui ont échelonné son parcours pendant toutes ces années, en ETANT BÂTI sur ce qu’ils qualifient d’ILLEGALITE…

 

La seule façon de faire vivre le Théâtre de la Liberté est de ne pas lui fermer les portes de la CREATIVITE.

 

Une parenthèse importante a été ouverte sur le fait qu’il serait aussi salutaire pour l’avenir du TNO et pour sa cause que certains spectacles qui font partie de sa programmation gagnent en qualité de préparation et d’exécution…

 

Le gouvernement devrait nous bénir au lieu de nous accabler :

On ne lui coûte pratiquement rien face aux structures subventionnées, basées sur l’illusion absolue et le mensonge, aux réalisations pharaoniques qui, lorsqu’elles ne rencontrent pas le succès proportionnel à leurs énormes dépenses, ponctionnent le budget culturel de l’Etat bien plus sûrement que les réalisations du Nord-Ouest.

D’ailleurs la plupart reconnaissent qu’ils essayent bien souvent de survivre avec des comptes truqués (pour certains de façon astronomique).

 

Les apprentis-sorciers, mentionnés plus haut, veulent, par excès de zèle, faire un exemple avec l’affaire du Nord-Ouest et ne réalisent pas le gros risque inconsidéré qu’ils prennent et qui pourrait aboutir à la mort du Théâtre en général.

 

Pour combattre cet état de LIBERTICIDE il faut envisager une action réelle, passer à une deuxième étape de lutte si ça se gâte à l’issue de la prochaine audience du 13/14 décembre prochain :

 

Rassemblement avec les autres petites structures menacées telles que le Lucernaire, l’Essaïon, les Abbesses, etc… pour une stratégie de groupes

· Mobilisation de la Presse

· Action à la « Fort Chabrol »…

 

Conclusion de J.L. JEENER :

Nous sommes dans un problème de confiance d’un état totalitaire face à un état de passion ; ils ne veulent pas admettre que nous sommes par essence différents par notre MODE EGALITAIRE.

 

INTERVENTIONS de comédiens ou metteurs en scène à la fin de la séance :

 

… Des voix ont essayé de se faire entendre pour remercier J.L. Jeener pour son combat et l’assurer de leur solidarité mais elles ont reçu peu d’écoute et c’est dommage car ce n’était pas inutile.

 

… Il a été proposé de trouver un avocat plus spécialisé dans le droit concernant le domaine du théâtre mais pas de réel écho à cette proposition, en tout cas pour le moment.

 

D’autres voix de metteurs en scène/comédiens : « Evidemment nous pourrions nous enchaîner aux grilles pour affronter les forces de la « légalité – du droit – de LA LOI »… Il n’est plus temps… Ce n’est pas le moment de parler de passion, d’amour du Théâtre… Il est inadmissible qu’au moins un avocat ne soit pas présent à cette séance pour nous dire ce qu’il faut faire au niveau de la déclaration des comédiens pour le cycle Labiche » ( alors que je crois pouvoir dire que Jean Luc Jeener venait de donner la marche à suivre à ce sujet )

 

Ma position :

… Etait-ce bien le moment de « sortir » ce discours réducteur qui, à l’issue de la réunion, en a paniqué et démoralisé plus d’un/d’une alors que les paroles de Jean-Luc Jeener étaient fortes, intelligentes, vivifiantes, structurées et chaleureuses (ceci dit sans flagornerie aucune - d’autant plus qu’il m’est souvent arrivé de m’ennuyer à certaines de ces réunions, vous pensez depuis 7 ans que je hante ces murs ! )

 

Pensent-ils – ces intervenants virulents - que, parce que l’on parle de passion, de liberté, de foi, on n’en a pas moins les pieds sur terre : l’un n’empêche pas l’autre.

Si l’on en venait à supprimer même un court moment ces notions de passion, de liberté qui sont l’identité du TNO, cela reviendrait à nous mettre au même niveau que nos détracteurs et contribuerait à nous affaiblir pour de bon.

 

Qu’aurions-nous eu à «nous mettre sous la dent » si nos créateurs du passé s’étaient comportés de la façon que l’on veut nous imposer ? C’est dire que, si nous nous soumettons, il n’y aura plus de créativité libre ; il ne restera plus qu’une production officialisée, terne, sclérosée et sans surprise.

 

Que ceux qui craignent se retirent tout bonnement de notre lutte et du lieu, il est encore temps : ils ne font que nous mettre encore plus en danger !

Et surtout qu’ils cessent d’affaiblir notre Cause en tergiversant sur l’Ethique même de ce Théâtre.

Ils savaient en y entrant quelles étaient les convictions de son Directeur et donc quel était l’esprit de ce théâtre : qu’y font-ils ???

 

Car les choses vont forcément se gâter même si la victoire est encore possible ici ou au pire ailleurs - comme l’a mentionné J.L. Jeener : « s’il le faut – dans des caves ! »

On fait de la résistance ou l’on n’en fait pas, que diable !!

 

Il faut à mon sens : se rassembler autour d’une manière de fonctionner solidaire, d’une stratégie ferme mais surtout calme et donc efficace.

 

Entendons-nous bien : je ne critique pas le fait que l’on se préoccupe de l’agencement des solutions matérielles qu’il faut bien sûr manœuvrer avec prudence et intelligence mais il ne faut en aucun cas mettre de côté, occulter voire ignorer les valeurs qui ont soutenu le fonctionnement de ce Théâtre depuis 12 ans, qui sont Sa Structure Essentielle, son Esprit et qui sont saines pour l’avenir de notre Culture.

 

Si nous nous obstinons à fonctionner en mode individuel, il est évident que chacun n’aura plus qu’à prendre son paquetage et à se sauver tant qu’il en est encore temps !

Mais je pense qu’ il est à recommander - comme nous y a invité dimanche soir notre directeur et ami – de voir plus loin et de prendre garde aux conséquences de ce genre d’abdications face à un tel enjeu.

 

Que ceux à qui les mots

« Foi, Passion, Amour, Liberté et j’en passe »

donnent des démangeaisons aillent pratiquer leur art dans des lieux plus conformes à leur mode de fonctionnement… et ces dernières paroles n’engagent que moi.

 

Marie Véronique Raban

 

( menacée elle aussi - certainement à brève échéance- d’une extrême précarité - déjà bien amorcée d’ailleurs - quoiqu’habitant là où elle habite -ceci pour prévenir toute réflexion éventuelle à ce sujet)

 

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:11

Est - ce si détestable ?

 

Il s'agit d'un théâtre dont le directeur est lui-même un artiste, c'est à dire quelqu'un qui consacre exclusivement sa vie à un art.

Est-ce si détestable ?

 

Auteur, metteur en scène, acteur, directeur sans salaire de directeur, Jean-Luc Jeener utilise le montant de la subvention ministérielle attribuée à sa compagnie pour créer lui-même des spectacles et pour programmer des oeuvres théâtrales dans les deux salles du Théâtre du Nord Ouest 13, rue du Faubourg Montmartre qu'il loue à un bailleur parisien.

Est-ce si détestable ?

 

Jean-Luc Jeener a un projet artistique, mis en oeuvre et éprouvé : Depuis juin 1997, sa programmation articule des périodes consacrées pendant 6 mois à l'intégrale d'un auteur classique, et pendant six autres mois à des pièces de création autour d'un thème contemporain de réflexion.

Est-ce si détestable ?

 

Contrairement aux pratiques d'autres lieux même financièrement soutenus, les équipes associées ne louent pas les salles. Elles peuvent répéter et jouer gratuitement. Est-ce si détestable ?

 

Si théâtres publics et privés alignent leurs vacances sur les congés scolaires, le théâtre du Nord-Ouest, à Paris sans soutien de la Ville, donne des représentations pendant les quatre saisons, tous les jours, après-midi et soirée. Toute l'année, douze mois sur douze, par canicule ou grand frimas, les artistes fournissent du travail, intellectuel et pratique, concret, visible, audible, et qui peut s’évaluer.

 

En raison des très mauvaises conditions techniques, en raison des très nombreuses gradations d’exigences, peu de spectacles ou lectures aboutis. C’est la limite de ce  lieu. Limite également présente, hélas, dans bien des théâtres soutenus et aux directions paresseuses.

Et encore, présences prégnantes de trop d'équipes sans éthique, incapables, par exemple, de garder les loges et le plateau nets.

 

Le libre arbitre laissé à chacun par Jean-Luc Jeener s'adresse, au fond, à une élite qui s'auto disciplinerait et n'est pas compris par le tout venant, utilisateur du lieu et pourvoyeur de spectacles et de spectateurs.

Comme si, entre le stakhanovisme forcené, stalinien, à la Mnouchkine, et l'absence de règles, il n'y avait pas d'intermédiaires possibles. Question de personnes sans doute. Question aussi de rapport de chacun au théâtre et à l'art.

 

C'est dommage pour les meilleurs, car, un artiste, dans ce théâtre du Nord - Ouest, a un accès direct au directeur, constamment présent, et qui de plus, critique dramatique dans un journal, se déplace, pour aller voir, ailleurs, le travail des autres, dans les autres théâtres, ce que ne font que rarement, par curiosité artistique et intellectuelle, bien d’autres "directeurs".

 

Au Nord-Ouest, un artiste n'est ni mal accueilli, ni chassé, ni battu, ni dénié. Il est écouté, entendu. L'argent qu'il apporterait, les pressions politique et syndicale ne sont pas le critère de sélection pour jouer au Nord-Ouest. Les spectateurs, aussi, sont bien traités, aimablement et avec respect.

Est-ce si détestable ?

 

Certes les conditions de travail, dites clairement et sans ambiguïté dès les premières négociations, sont ardues et les débouchés infimes. Une profession sinistrée et maltraitée se jette à fonds perdu dans la force du travail de plateau et se forge la continuité d'une histoire.

 

Le directeur ne gruge pas à son profit les intermittents précaires qui jouent ici et que trop de comédiens amateurs ou paroisssiaux poussent hors les murs.

Il n'en a aucun profit financier ou de prestige. Au contraire. Malgré le travail fourni Jean-Luc Jeener est personnellement endetté.

 

Nautonier visible de la galaxie Nord - Ouest, Jean-Luc Jeener cherche à maintenir une utopie de théâtre. Dans la lignée du théâtre de l’incarnation [1] et qui place l'Homme au centre de la vie et du travail théâtral, il tient bon, sur un champ de ruines.

 

Ruines, car beaucoup de ceux qui soutiennent et agissent ce théâtre là, un théâtre de l'incarnation et du souffle et non de la décoration et de la mort de l'homme et de l'œuvre, ont été écartés : Mort sociale par étouffement matériel et impossibilité de gagner leur vie au théâtre, mort artistique par empêchement d'exister, mort de l'esprit par l'écrasement du vivant que les décisions des bureaux ignorantes du terrain, affectionnent, réclamant étourdiment une "rentabilité" financière ( pour qui, comment et avec qui ?) qu'elles- mêmes n'engendrent pas.

 

Comme si ce n'était pas le désir d'un artiste de toucher avec qualité et en profondeur tout spectateur venu librement au théâtre entendre palpiter l'esprit du monde ?

 

Est-ce si détestable ?

 



[1] Cf par exemple, le parcours exceptionnel de Jean Gillibert ( né en 25) , et ses écrits, notamment L'Acteur en création et L'Esprit du théâtre.

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Michèle Venard lit Alice Munro

2014-2015

2014-2015

 

Metteur en scène d'une quinzaine de spectacles professionnels joués à Paris, en province et à l'étranger, ( dont Kafka, Jarry, Sade...) à la forme théâtrale "rapide, surprenante, esthétique", "mettant comme l'écrit Jean Gillibert, les acteurs en responsabilité de jeu. C'est souvent très fort et peu usité dans le monde actuel, formaliste et esthétisant du théâtre", artiste dramatique, docteur ès lettres et dernière thésarde de Georges Couton, auteur de deux livres d’histoire du théâtre, Michèle Venard, par la lecture expressive, mène aussi, au sein de la compagnie En Perce Théâtre, le projet lectures "à voix haute et nue" © d'auteurs très, peu ou mal entendus.

Atelier nomade souple, suscitant, là où il a lieu, un Studio de Lectures et d'écoute,l'Atelier Permanent de Lectures et d'écoute existe depuis la Revue Parlée de Blaise Gautier au Centre Pompidou,où Michèle Venard, déjà,lisait Gombrowicz, Pound,  ou de Roux... À partir de 2003,  après un accident qui la priva de la marche, elle réactive son activité de lectrice, en province (Kafka, Bachelard, Hardellet, Rilke, Schultz, Bernanos), au Salon International du Livre de Ouessant, à Paris (au Nord-Ouest Claudel, Montherlant, Bloy) à la Maison des Métallos.(mise en scène-événement captée par Radio-France 8 heures de Présence théâtrale de Jean Gillibert, diffusées sur France - Culture),  à la Crypte de la Madeleine ( J-M Turpin)   à la Crypte Saint Denys ( Pierre  Boudot) au théâtre du Centre 6 (Stendhal, Poe, Villiers de l’Isle Adam, James, Verlaine MaupassantTchekhov, Joyce, Yourcenar, Gombrowicz, Highsmith, Mishima), au théâtre Pandora (Woolf, Zweig; Andersen, Pirandello, Moravia, Hemingway, Faulkner, Conrad, Lawrence, Hamsun, Lagerkvist, Morante, Green, Borges, Tanizaki, Andric, Kessel, Morand, Kawabata, Grossman,Giono, Bierce,Rilke, Blixen, Gracq,  London, Baudelaire, Dickens, Cendrars, Jouve, Dostoïevski, Llosa, Wilde, Bounine, Steinbeck, Gide, Joseph Roth, Djuna Barnes

Arthur Rimbaud; Georges Bernanos; Albert Cossery; Michel Ossorguine; Mikhaïl Boulgakov;  Miguel Torga ; F Scott Fitzgerald; Jean-Louis Joliot Albert Camus;  Doris Lessing; Richard Millet; Alice Munro; Gabriel Garcia-Marquez; Paul Gadenne  ...  à l'Odéon (Jean Gillibert) ;  au Grand Auditorium du  Crédit Foncier, au théâtre des  2 Rêves, au théâtre du Petit Hébertot, au théâtre du Gymnase,  au théâtre Branoul de la Haye...

 

"à voix haute et nue"© valorise les circuits courts.

Ainsi, La Compagnie En Perce animée avec l'acteur Christian Fischer, non seulement rédige et actionne des projets artistiques, culturels, ou de formation à l'expression orale et d'initiations à l'art de dire, de Conseil aux dirigeants, des séminaires pour l’Entreprise, mais encore, elle organise, à la demande de ses adhérents, soirées littéraires, (Bachelard à Bar sur Aude, Jean-Marie Turpin à La Madeleine, Pierre Boudot à la Crypte Saint Denys…) lectures, rencontres, conférences, spectacles…

En Perce insuffle, de plus, un nouveau projet, la Fédération de lecteurs

 

 (renseignements à l'issue d'une séance publique)

  programmation saison 2014-2015 «à voix haute et nue»© Lectures publiques de Michèle Venard

Paul Gadenne en lecture publique


 

 

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