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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:37
Le Thu,  6 Nov 2014 09:36:31 +0100 (CET)
  Rue du Conservatoire <info@rueduconservatoire.fr> à écrit :
>  Rue du Conservatoire a { color: #D8073D; text-decoration:
>none; } a:hover { color: #D8073D; text-decoration: underline; }
>           Nouveau commentaire Bonjour,
>
>  Un nouveau commentaire a été ajouté par enperce@free.fr à l'article
>numéro 4221 "Jean GILLIBERT (promo 1945)"
> Bien cordialement,
>
> Le bureau.  
Chère Michèle,
Merci pour vos aimables critiques. Oui, j'ai pris tel quel l'article
de Première, car je fais un travail bénévole et je n'ai pas les moyens
de me lancer de de longues recherches, alors que RIEN n'était paru sur
le décès de Jean Gillibert, que nous voulions cependant honorer.
Néanmoins, puisque vous êtes si bien documentée, vous êtes totalement
libre de nous envoyer un article digne de foi , que nous nous ferons
un plaisir de faire paraître
.Cordialemnt
Marie-Luce Bonfanti, comédienne et administratrice du site.


Chère ML Bonfanti,
Je comprends votre réaction
Comprenez la mienne.
J'ai beaucoup travaillé avec et pour Jean Gillibert ( ainsi que des centaines et des centaines d'autres artistes),
monté ses pièces en sa Présence, écrit un livre, fait organiser 4 émissions sur France Culture, + la Conversation à l'Odéon entre JG et  Robert Abirached
auquel j'ai fait connaître le théâtre de JG,  lu ses textes en public, orchestré des mises en espace de ses dernières pièces..., participé à ses projets...   etc...  etc...
Les travestissements et inexactitudes ( pas forcément voulus, juste sots)  hélas prévus commencent...
Avec un homme de cet envergure et à la vie si exceptionnelle, avec un artiste de cette nature il fallait s'y attendre. 
Les  Grands Rapetisseurs sévissent . Ils étaient là quand il était vivant, maintenant qu'il est mort aussi. 
Et encore , Jean Gillibert est exactement  la personnalité à laisser après lui envies et disputes. : héritage intellectuel  et matériel, deuils intenses...(mise à sac et saccages...)
 
Je pense qu'Armelle Héliot qui est un grande professionnelle attentive et cultivée et qui a suivi les spectacles de Jean et ce qui s'est fait autour de lui
et pour lui, fera  sans doute quelque chose de bien documenté et qui surnagera dans le marais absolument ignare  et vaniteux  d'aujourd'hui.
Quand je l'ai informée du décès elle a écrit immédiatement sur son blog du Figaro en faisant référence à la Conférence du vieux Colombier .
 
Pour vous répondre directement, je n'ai pas le temps ni l'envie pour le moment, moi, de faire bénévolement un compte rendu pour votre site .J'ai fait un livre.
( chronologie,  témoignages, inédits..) Le boulot est fait jusqu'en 2005...  
 Je vous ai mise avec vigueur il est vrai, simplement en garde. Car JG appartient à l'histoire du théâtre.
C'est ainsi qu'il est replacé dans Présence de Jean Gillibert et dans ses Entretiens avec Marc Sephihia
 
Regardez dans un des livres de Jean,  l'acteur en création (  les uns et les autres et pas des moindres ont beaucoup puisé mais citent 
rarement leurs sources ) un texte qu'il a écrit lui même et qui retrace son parcours jusqu'en 1993 seulement .
et scannez le si vous ne souhaitez pas le ressaisir . Il  sera profitable à vos lecteurs
Je donne toujours la préférence aux textes eux mêmes qu'à leurs commentaires.
Lui aussi.
Bon travail à vous.
Michèle Venard  
je vous joins en pièce jointe deux textes brefs qui pourront personnellement vous intéresser ou que vous pourrez faire circuler : ils soignent.
cordialement M V
L'esprit du théâtre aussi est une bible formidable pour des comédiens...
Bon travail ! 
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 01:05

"L’émission Bibliomanie (Radio Libertaire, 89.4 FM) aime les voix singulières, les parcours hors-normes et les libertés sur paroles… Connue pour ses nombreuses mises en scènes, ses lectures radiophoniques et son sens de l’engagement artistique, Michèle Venard sera donc, entre 15 heures et 16h30, l’invitée de l’émission d’aujourd’hui, 30 janvier.

Avec la complicité de son ami, le compositeur Alain Lithaud, nous prolongerons cette échappée belle du côté de l’art de nouvelle, de l’art de lecture dont Michèle Venard a su faire, avec le talent et la constance qu’on lui connaît, un art majeur. Alors, soyez nombreux à venir partager avec nous, en direct ou en différé, ce beau moment d’amitié littéraire !" Valère Marie Marchand

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:05

La  psychanalyste Gabrielle Rubin analyse  le ready-made de Duchamp ( sa pissotière)  [et par  là l’art dit « contemporain » lequel exclut les artistes de la main, peintres, graveurs, sculpteurs …  pour promouvoir les faiseurs de « spectacles »  )] - à partir de la notion d’emprise :  « La Pulsion d’Emprise a été créée par Freud pour désigner l’élan qui nous incite à nous emparer ou à dominer psychiquement un autre être grâce à la force de cette pulsion. C’est une tendance qui existe en chacun de nous mais qui, comme c’est le cas pour toutes les autres pulsions, devrait rester sous le contrôle de la raison. (…) La pulsion d’emprise a été relativement peu étudiée, alors qu’elle est une des plus agissantes puisque c’est elle qui permet à un individu de dominer une seule personne ou des milliers d’individus, pour lesquels la croyance se substitue alors à la raison ».

Le  ready-made Fontaine  de Duchamp, sa pissotière, est un « objet répliqué à des milliers d’exemplaires, que seule la pulsion d’emprise permet d’imposer au public ».  « Nous sommes devant un cas d’emprise évident «  poursuit-elle, « Duchamp proclame "Je dis que ceci est un objet d’Art, qui a sa place dans les plus grands Musées du monde, vous devez me croire et l’admirer comme tel".

Il n’y a pas d’échappatoire, indique Gabrielle Rubin,  on est devant une Vérité Révélée, c’est–à–dire dans le domaine de la croyance qui repose sur  la toute-puissance de la pensée.  Et ça marche ...!

On retrouve encore cette « emprise » dans le domaine de la politique comme dans celui des médecines parallèles…. Nous sommes dans les années de l’EMPRISE.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:58
 concentré de fiction, de sentiments universels et personnalisés en quelques vers, la chanson dit avec  grâce et netteté
la plus épatante humanité et  la plus délicieuse malice...
voici un texte exquis et moqueur  qu'aucune radio n'a songé à réactiver au moment du conflit mariage homo  !
Aujourd'hui, les hétéros font profil bas.
 
Guy Béart : "Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du sexe opposé/Qu´on est bien/Dans ces bras-là/Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du genre qu´on n´a pas/
Qu´on est bien/Dans ces bras-là//
C´est la vraie prière/La prochaine aime le prochain/C´est la vraie grammaire/Le masculin s´accorde avec le féminin
Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du sexe opposé/Qu´on est bien/Dans ces bras-là/Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du genre qu´on n´a pas/
Qu´on est bien/Dans ces bras-là//
Certains jouent quand même/Les atouts de même couleur/Libres à eux moi j´aime/Les valets sur les dames les trèfles sur les cœurs.//
Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du sexe opposé/Qu´on est bien/Dans ces bras-là/Qu´on est bien/Dans les bras/
D´une personne du genre qu´on n´a pas/Qu´on est bien/Dans ces bras-là//
Les creux sur les bosses/Tout finit par se marier/Les bons sur les rosses/Et même les colombes avec les éperviers//
Qu´on est bien/Dans les bras/D´une personne du sexe opposé/Qu´on est bien/Dans ces bras/là//"
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:43

"Une réaction de Michèle Venard, artiste dramatique et metteur en scène de théâtre, après la projection de Aventure de Catherine C de Pierre Beuchot dans de cadre de la rétrospective Willy Kurant à la Cinémathèque"

 

J'allais voir le diptyque de Pierre Jean Jouve "Hécate" et "Vagadu " adapté pour le cinéma et j'ai trouvé un film somptueux. Un film raffiné, parfait au plan esthétique par le choix de ses décors,- de Paris à Vienne-, et de ses costumes, par le choix de ses musiques – Portal ou Mozart-qui "jouent ensemble".

J'allais voir une immense actrice Fanny Ardant,- héroïne de théâtre que je suis depuis sa Princesse dans Tête d'Or- et qui au moment du tournage, actrice de cinéma magnifique, jouait ou allait jouer Pirandello- et j'ai trouvé un réalisateur qui a su, lui aussi, magnifier sa beauté et l'intensité dramatique de son jeu.

Il a confié à Robin Renucci, antérieurement Claudius dans un Hamlet monté par Chéreau en Avignon et exceptionnel Don Camille dansLe Soulier de satin présenté par Antoine Vitez, le personnage de Pierre Indemini que j'associe pour ma part à des moments de la figure d'Enée conduit au cœur de la nuit à la caverne des Enfers alors que hurlent les chiens d'Hécate, Pierre Indemini,  le peintre soit celui qui est hors du tableau.

Indemini, presque indéfini, mathématicien peut-être, et selon la conjugaison passive de la finale de son nom, comme observé déjà par des commentateurs de Jouve,  figure de la passivité, est placé face à deux femmes dont le visage est dédoublé et le corps offert et qui le tueront à elles deux : la star de cinéma- l'étoile-, et la lune, astres qui brillent l'un et l'autre dans l'obscurité. L'une comme l'autre sont Hécate, déesse de l'ombre lunaire, des nuits mystérieuses pendant lesquelles la lune se cache, déesse des carrefours hantés par des pouvoirs hostiles, associée à la magie, à l'enchantement et aux actes obscurs, Hécate que Kleist nomme "déesse des marécages qui jette dans l'inconscient des lueurs troubles".

Ainsi, cadrée dans l'espace de l'image engagée par les mouvements de caméra, la magie jouvienne, son mystère et son envoûtement opèrent quand sur l'écran, l'espace visible entre en scène, se double d'un invisible, et plonge le spectateur dans un rêve de voyage dans l'espace et dans le temps.

La mémoire décomposée du personnage de Catherine Crachat au nom impur et violent, tire et démêle peu à peu les fils de son analyse suivie en cela par le personnage du psychiatre, et livre son récit d'une histoire passionnelle qui la laisse au finale dans une atroce solitude.

Pour incarner les personnages de femmes, le réalisateur a su choisir deux actrices capables d'emmener très loin leurs incarnations. Pour Catherine, Fanny Ardant passionnée et vibrante, d'une beauté et d'une élégance à couper le souffle, et pour l'impure, presque indécente Félicitas Fanny Hohenstein, l'actrice allemande Hanna Schygulla dont le léger accent caressant donne à l'incarnation du personnage sa musique particulière. Elles réussissent toutes deux d'une manière éblouissante à faire entendre la musique de la voix et du corps, les dissonances entre " les rayons noirs " et "le soleil des mots" dont parle Jouve.

L'une, sauvage, déchirée, passant de l'âpreté la plus forte à l'abandon le plus subtil par un rythme de paroles précipité et chaud pour la quête passionnée d'un amour exceptionnel, l'autre, ondoyant dans l'ondulation mélodique quasiment grégorienne, vénéneuse et enveloppante, tissant les fils arachnéens de son avidité érotique.

Alors que les acteurs au théâtre, aujourd'hui, soumis au laxisme vériste, parlent si médiocrement dans le son et dans le sens et que le corps d'où tout part n'est que guenille vide, c'est sur l'écran de cinéma que les actrices filmées par Pierre Beuchot – par ailleurs grandes comédiennes de théâtre- donnent littéralement vie à Catherine C et à Fanny Félicitas, Elles et lui donnent vie  au souffle, au timbre, à l'harmonique, au phrasé, à la rhétorique profonde de la poétique de Jouve.

J'ai vu ce film il y a plusieurs jours déjà, et par sa grâce, l'esprit de l'écrivain continue à venir me séduire.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 08:31

Grâce à Christine Sourgins, je viens de découvrir Derain.

Son oeuvre phénoménale est multiple. La critique le lui reprochait alors que la variété de celle de Picasso - qui enviait et jalousait Derain- est louée.

Allemagne 1941: Pendant la Collaboration, à la demande des nazis, Vlaminck, Van Dongen, Despiau, Landowsky alors directeur de l’école des Beaux-Arts, le sculpteur Paul Belmondo, se rendent à Berlin avec une liste de prisonniers à échanger contre leur artistique venue. Dans ce jeu pervers, un refus de s'y rendre les aurait rendus responsables de l'échec de la tractation prévue, y aller les a coincés aussi. Les Allemands ne tiendront pas parole et les artistes seront ostracisés à la Libération.

Certes. On voit bien le contexte et le poids symbolique.

Mais alors, pourquoi lorsque des acteurs remarquables, les célèbres Gérard Philipe, Montand Signoret, etc… se sont rendus en URSS, en ont servi la propagande et sont revenus expliquer au peuple que là bas c'était le paradis, pourquoi ceux-là n'ont-ils jamais essuyé un seul mot négatif sur leur adhésion?

Ils ont pourtant largement contribué à répandre une idéologie assassine qui depuis "Le Retour d'URSS" de Gide (1936) ou les écrits de Koestler était cependant connue.

Les peintres cités n'en ont pas fait autant.

Pouvoir du PC et du SFA -CGT de l'époque ? ou bien alors acteurs vus comme des histrions, des représentants politiques prêts à tous les mensonges pour consolider leur carrière. Ce qu'ils disent, le vent l'emporte, alors que le tableau reste et que l'artiste plasticien par là même domine le politique qui ne le lui pardonne pas. L'un meurt d'un cancer du foie, une autre sombre dans l'alcoolisme, Derain lui devient aveugle et l'acteur Jean Paul Belmondo a du attendre 2010 pour réussir à faire organiser une rétrospective sur l'œuvre de son père.

Relire le "Mephisto" de Klaus Man.
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:11

  Georges Ferré dans son livre "l'âme du vin"  explique "la place  occupée par le vin  dans les grandes religions révélées- judaïsme, christianisme et islam. Réminiscence de la Terre promise lors de la bénédiction du shabbat juif, l'une des deux espèces sous lesquelles le Christ se fait chair lors de la consécration du prêtre pendant l'eucharistie, boisson divine réservée aux élus dans le paradis d'Allah.

 

La Thora est comparée à quatre boissons : l'eau, le lait, le miel et le vin. L'eau est simple et claire. Le lait est la loi, car il nourrit. Le miel, parce qu'il est sucré, est assimilé à l'interprétation. Le vin, yayin, en hébreu, symbolise le secret, sod, d'autant que la valeur numérique du mot "vin", en hébreu, est de 70, comme le mot "secret" - symbolise le Sanhédrin, la sagesse. Le vin est donc comme la perfection de la Bible, sa couronne et son accomplissement.

Le vin bien compris peut-être ce chemin de vie, lui qui est rouge comme le sang, transparent comme l'eau, rose comme les lèvres de la bien aimée, doré comme le miel, carmin comme les fruits, divers comme le destin. Salomon, "sage parmi les sages", développe dans l'Ecclésiaste une étique du savoir boire : "Le vin, c'est la vie pour l'homme, quand on le boit modérément... Gaieté du coeur et joie de l'âme, voilà le vin qu'on boit quand il faut et à sa suffisance."

 

Vin et Christianisme :

C'est par l'organe médiateur de la langue et de son habitude, avec le palais et son liquide circulateur et révélateur, la salive, que nous devenons capables de découvrir la Saveur ; "Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !" dit le psaume. L'objet du goûter est ce qui est bon : "... et Dieu vit que cela était bon" (Genèse). Dans le sens le plus large, on goûte la beauté du jour et celle de la nuit, la nature, les animaux... tout ce qui est créé par la Bonté divine. Toute forme de bonté participe à la parfaite Bonté de Dieu, ce qui revient à dire que goûter et célébrer ce qui est bon pour la Création est action de louange, de prier, de célébrer le Créateur. Dans le sens plus précis qui nous retient, nous pourrions réfléchir à ce que nous savourons par la bouche, par le goûter.

Passer du goûter à savourer c'est un peu comme passer du regarder à admirer, cela suppose qu'au-delà de la minute où l'objet a retenu notre attention, nous fassions mouvement, nous sortions de nous-même pour approcher de l'objet  afin de le mieux considérer, sous tous les angles, selon la variété des éclairages, du cadre et du renvoi des couleurs qui le font exceller dans sa beauté originelle, ou bien se fondre et s'estomper. Peut-être que le désir et la saveur d'un bon vin nous portent plus loin que la satisfaction immédiate et que ce vin désiré encore devient le signe d'un désir plus infini et pas encore atteint, afin de le désirer encore.

 

Vin et l'Islam :

Les composantes géographiques d'un territoire (climat, topographie, végétation, démographie, etc.) influencent les évènements historiques, la naissance des civilisations et des croyances. C'est vrai de l'islam. Depuis l'antiquité, le vin est considéré au Proche-Orient comme un produit noble, voire divin. Il est au coeur des croyances préislamiques qui considèrent généralement le vin comme un liquide purificateur, "le sang de Dieu" : en Mésopotamie (sang des dieux Mordoukh et Bâal), en Phénicie (sang d'Adonis) et surtout en Egypte où le sang du Dieu Osiris est assimilé  au vin, tandis que son corps est assimilé au limon du Nil fertilisant la terre d'Egypte chaque année pendant la crue.

 Dans l'Arabie préislamique, terre d'émergence de l'islam le vin est un signe de richesse de générosité et de bienveillance source d'inspiration des poètes préislamiques qui chantent ses vertus : "je bois du vin, écrit Antara, à l'heure ou la canicule bat son plein, dans une coupe ornée et sculptée...et lorsque je me réveille de mon ivresse, je n'hésite pas à faire un don." Durant cet "âge d'erreur et d'ignorance", le vin égaie les soirées bédouines, notamment celles de l'aristocratie mecquoise, qui aime les soirées bien arrosées dans les jardins au clair de lune.

 Durant la saison des pélerinages, le vin est utilisé comme liquide purificateur d'Al Ka'ba, au coeur de La Mecque. Il sert à laver et nettoyer ses murs, son plafond et son sol, selon un rituel que l'Islam a aboli.

 L'islam naît donc sur une terre qui vénère le vin. Mahomet que l'on décrit comme un abstème, ne semble pas totalement indifférent à la valeur mystique du vin puisqu'il le place au coeur de la promesse paradisiaque. Car au même titre que les Houris et autres douceurs célestes, le vin est destiné au croyant fidèle après sa mort.

 Dans les premières sourates mecquoises, aucune hostilité envers "le sang de la grappe" qui participe avec le lait, le miel, à l'orchestration bienheureuse d'une création divine, faite pour le bonheur de l'homme.

 Changement de ton à Médine, où le prophète, à la tête d'une communauté de plus en plus importante, sépare le vin des autres boissons, du fait de l'ivresse et de ses effets désastreux.

 L'interdiction faite aux musulmans de consommer du vin ou toute autre boisson alcoolisée apparaît dans le Coran au terme d'une évolution. Les croyants interrogent d'abord le Prophète Mahomet sur l'alcool et les jeux de hasard : il leur répond que ceux-ci possèdent des vertus et des vices. Puis, le Coran interdit l'alcool pendant le temps des prières. Enfin, dernier verdict, le Coran ordonne aux musulmans de ne pas "approcher l'alcool" ainsi que les jeux de hasard, car ils sont les oeuvres du diable et source de litiges et de haines. Mais d'autres motivations peuvent expliquer cette interdiction, comme la préservation de l'équilibre physique et mental dans une région marquée par la chaleur et la fermeture totale des portes des maisons, ce qui peut conduire à de néfastes excès, à la dégradation de l'être humain et à la perte de raison.

 Puis dans les versets 90 et 91, de la Sourate V, le vin devient une oeuvre du démon et suprême péché puisqu'il détourne de Dieu ! Plusieurs Hadiths, - paroles du prophète - proscrivent tout rapport avec le vin, tant au niveau de la production que de la vente.

 Enfin, une question doit être posée : l'interdiction de l'alcool en Islam est-elle absolue ou relative ? Elle est relative  selon le principe de la nécessité et de la force majeure. Dans ce cas, elle tombe et l'alcool est ainsi autorisé comme remède ou fortifiant vital.

 La transgression des règles imposées, la dialectique de la liberté de boire et de la contrainte du péché, semblent grande chez les descendants d'Ismaël, où le vin donne lieu au Moyen Âge à une culture de l'ivresse, à un art de vivre, mis en oeuvre par les lettrés et les poètes soufis qui écrivent les plus belles pages de la littérature arabo-persane. C'est un hommage qui  n'a jamais faibli, tout juste réprimé, ici ou là et encore de manière passagère et parfois à contrecoeur.

 Aujourd'hui, malgré un raidissement moral sensible du monde musulman, il existe toujours un engouement pour le vin. Prégnance de l'héritage préislamique ? Goût de l'interdit ? Signe d'émancipation ?"

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 19:21

"Quand on vit de la naissance à la mort avec de l’argent public, comme M. Hollande, Ayrault, Sapin et quelques millions d’autres, que l’on ne paie pas ou peu de cotisations sociales, qu’on bénéficie d’un système de retraite réservé à sa seule catégorie, d’un système de placement financier défiscalisé, et qu’on n’a jamais investi un euro dans une entreprise mais tout placé dans des résidences secondaires, on doit a minima avoir l’honnêteté de ne jamais prononcer le mot Égalité, ni d’exiger des autres , fussent-ils devenus riches, plus de solidarité qu’on ne s’en impose à soi-même."
• 38 ministres et ministres délégués qui se goinfrent (le mot est faible) à nos frais,  n’est-ce pas cela qui est VRAIMENT minable ?
• Demander aux contribuables de payer plus d’impôts pour financer 4 personnes au service de la concubine de Hollande, n’est-ce pas minable ?
• Duflot et Filippetti qui bradent des Légions d’Honneur à tous leurs copains, n’est-ce pas minable ?
• Un premier ministre qui veut un nouvel aéroport plus grand, à sa gloire, alors que personne ne prend l’avion à Nantes grâce au TGV.
• Des ministres sans aucune exemplarité dont certains ont été condamnés ou devraient l’être…, un gouvernement incompétent et non coordonné qui gesticule au gré du vent, n’est-ce pas minable ?
• Insulter un homme qui a choisi de s’expatrier, alors que nous sommes censés être libres de nos mouvements dans ce pays, n’est-ce pas minable ?…, sachant que Depardieu a rapporté à la France des centaines de millions d’euros, directement et indirectement !
• Combien coûtent ces donneurs de leçon du gouvernement et du PS, qui passent leur temps à nous culpabiliser mais ne veulent surtout pas réduire leur train de dépenses, alors qu’ils détruisent la France, ses emplois et ses valeurs ? N’est-ce pas minable ?
• Un Premier ministre qui sort de son devoir de réserve et sans aucune dignité, insulte un citoyen illustre, talentueux et créateur d’emplois, n’est-ce pas minable ?
• Que veut dire l’expression "la citoyenneté française est un honneur" quand une personne veut acquérir la citoyenneté belge ? Que la citoyenneté belge est une honte ?
A-t-on oublié les accords d’Helsinki qui permettent à toute personne de franchir les frontières ? A-t-on oublié le principe européen du droit de s’installer là où l’on veut en Europe ? A-t-on oublié l’existence de la citoyenneté européenne ? Le Gouvernement veut-il créer un incident diplomatique avec la Belgique ?
• Comment la ministre de la Culture (ou plutôt de l’inculture) ose-t-elle faire un procès d’antipatriotisme à Depardieu, elle a oublié semble-t-il que pendant la campagne, elle parlait de la France "rassise et moisie", déclarant en même temps son amour aux immigrés à qui elle attribuait la libération et la construction de la France ! C’est sûr que côté patriotisme, elle en connaît un rayon !
• Comment osent-ils parler de patriotisme alors qu’ils ne rêvent que de brader la nationalité française en la donnant contre un bulletin de vote…
• Ce "président" et ses "ministres" sont la honte de la France. Ce pays qu’ils sont en train de détruire est devenu la risée du monde entier. Bravo à Depardieu, d’avoir quitté la France et d’avoir créé un débat sur la fiscalité confiscatoire du à tous ceux qui vivent au crochet de l’État."
 

 

 

Gérard LANVIN

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 23:42

ll y a des pièces qui gentiment ronronnent. Plus ou moins divertissantes , faciles à comprendre, sans vrai univers théâtral, elles se lisent vite, en chambre et, réparties entre des voix d'acteurs dans un théâtre douillet déroulent aimablement leurs dialogues naturalistes. On passe un petit moment gentil à les écouter lire en public
surtout si un acteur subtil le fait. Et puis, il y a les oeuvres. Là nous sommes sur un tout autre registre. Elles nous emmènent loin dans des zones insoupçonnées et remettent en cause nos certitudes, bousculent l'ordre social. Un nombre infime d'écrivains de théâtre aujourd'hui en sont là. De la race des grands Antiques, du médiéval Shakespeare, des auteurs de l'âge d'or espagnol, des grands classiques, de certains romantiques, Brecht , Beckett, Vauthier...Gillibert....


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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 09:51

 

 En attendant les actes du Colloque tenu du Sénat, le 23 janvier 2013, voici la conclusion des débats du Colloque "30 ans de création dirigée" 

 Constat, conséquences et perspectives  1982-2013

Conclusion : Quel bilan de 30 ans de culture dirigée ?

 

    A mettre en balance les gains et les inconvénients de la culture dirigée, les dégâts l’emportent nettement :

- Même l’AC, l’Art contemporain officiel et conceptuel,  ne s’impose pas à l’international ; toute la scène française connaît une perte de visibilité et de prestige. Pire, les amateurs d’art rasent les murs : quand ils prêtent une œuvre, pour l’Exposition « Passions privées » par exemple, ils récoltent des contrôles fiscaux… c’est dire la différence avec les USA où collectionner est vertueux.

 -L’exil artistique, celui des formes d’art non officielles, existe aussi, même si on en parle peu ;  les rares artistes qui ont osé demander des comptes sont censurés, tel Fred Forest exclu de l’exposition de Beaubourg, Vidéo Vintage en 2012.

 -L’État laisse dépérir la transmission des savoirs au point d’accepter, en Avignon, une école des Beaux-Arts à l’état gazeux.

 -L’opacité des comptes est stupéfiante : impossible de connaître la composition des commissions d‘achat, les critères de sélection; d‘où les abus de pouvoir, l’enrichissement occulte. Si ce n’est pas vrai, présentez les chiffres, nous ne demandons qu’à être détrompés !

 

Les conflits d’intérêts que Pierre Souchaud a épinglés, (voire les prises illégales d’intérêts (1)) sont devenus patents, évidents même pour le grand public depuis Koons à Versailles où une des commissaires de l’exposition était salariée par Mr Pinault, ce qui a ému même Le Monde… pourtant encore financé par ce TGC (très grand collectionneur)(2). Est-il normal que le roi de l’Art Financier, Gagosian, fasse écrire le catalogue de l’exposition inaugurale de sa galerie parisienne, par une conservatrice du Louvre ? Il me semble que René Huyghe refusait les préfaces pour éviter ce genre de collusion.

 

Il y a pire que la collusion : empêcher les formes de cultures alternatives en siphonnant tout les mécénats, ou en les sabotant. Les salons, Noël Coret l’a rappelé, en font l’expérience. En France, pays de Liberté, vous avez le droit de financer tout ce que vous voulez … mais on en parlera pas dans les gros médias (ainsi la Biennale de sculptures de Yerres n’a pas eu de couverture médiatique à la hauteur de l‘événement). Me Roland Lienhardt a rappelé que ce dirigisme de la Culture est en infraction avec des textes européens que la France a pourtant contribué à faire voter !

 

L’analyse fait apparaître non seulement un passif mais des structures périmées, inadaptées au monde contemporain, le cas des FRAC est emblématique :

Actuellement les Fracs se sédentarisent, donc contreviennent à leur mission première : une collection mouvante à la rencontre du public. Plus les FRAC se bureaucratisent, se muséifient avec constructions de salles d’expo, réserves, etc, plus les crédits réservés aux acquisitions se réduisent au profit des dépenses de fonctionnement. Voilà qui contrevient à la seconde  mission des FRAC : soutenir la jeune création par l’acquisition. Cet échelon régional du FRAC a pu être utile sous Jack Lang, mais aujourd’hui, ces fonctions sont assurées par des fondations privées (Cartier, Galeries Lafayette, Vuitton etc) qui organisent des expositions itinérantes, sont consultables sur Internet, comme tous les musées : Jack Lang c’était avant Internet. La prétention à aider, grâce au secteur subventionné, un art non commercial est devenue une tartufferie à l’heure de l’Art Financier et la Dette.

Le rapport Uher de la Fondation Ifrap, sur les FRAC, nous apprend que la nomenklatura culturelle rêve de taxer les entreprises créant leur fondation : c’est à dire prélever de l’argent destiné à exposer des œuvres au grand public pour le donner à un Frac ou à musée public afin de faire exactement la même chose… Ce qui reviendrait à ce que l’État fasse une concurrence déloyale au secteur privé. Trente ans de création dirigée par l’État aboutiraient à cette situation ubuesque dans un pays qui prétend à une économie libérale.

 

Que faire ? Il faudrait que les politiques s’emparent du dossier, imposent la transparence, appliquent la Loi à un petit monde qui se pense au dessus d’elle. Qu’il y ait un contrôle légal et démocratique et non pas des électrons libres qui s’arrangent entre amis. Bref, s'inspirer des 9 propositions énoncées par Raphaël Jodeau, ou de celles du Manifeste de la Maison Des Artistes. Mais ce n’est pas saupoudrer des subventions, ici plutôt que là, qui est en cause ; ce qui est demandé, avant tout à l’État : c’est de ne pas nuire !

 

Comment ne pas nuire ? L’État doit se recentrer sur ces devoirs régaliens.

L’État a le devoir de s’occuper du patrimoine, parce que lui seul a la durée nécessaire pour le faire. Le Patrimoine inclus la transmission des savoir-faire de l’œil et de la main mais également l’Histoire de l’art. Mais il faut, à propos de la Création vivante, que l’État soit le moins interventionniste possible. Il doit consacrer le plus tard possible : après les pairs et après les marchés.

Il doit arrêter de s’immiscer dans la Création, ce qui aboutit à l’étouffer en témoigne le livre d’ Aude de Kerros et Marie Sallantin, « Les années noires de la Peinture ».(3) Pire, l'ingérence de l'État contribue à remplacer la Culture par un ersatz, celui de la « creativity ». Cette fameuse « créativité », est le carburant des industries culturelles, ces armes de distraction massives.

 

La créativité est source d’emplois, de devises et c’est heureux, mais la créativité vit en saprophyte sur le tronc de la Culture. Si la Culture meurt, in fine, la créativité des industries culturelles, dépérit comme les lianes sur l’arbre mort. Il faudrait convaincre Bercy d’arrêter de penser que la Culture c’est de la dépense inutile. La revue Que choisir  ?(4) notait que « Selon une étude nationale portant sur les retombées économiques et sociales du patrimoine, 1 euros investi dans le secteur du patrimoine générerait de 10 à 95 euros de retombées directes ou indirectes selon les zones touristiques ». Bref la Culture n’a pas à être traitée comme une parente pauvre, qui coûte et ne rapporte rien, envers laquelle l’État consentirait une forme d’assistanat, de charité, ce qui mettrait alors l’État au-dessus de toute critique.

 

Le temps a passé : l’État culturel n’est plus celui de Malraux.

En témoigne un article du Monde (5) « La culture, ministère amer » : « L’obsession de la ministre « de la culture et de la communication » n’est plus les artistes ni même la démocratisation culturelle mais les industries culturelles », pourtant aux mains d’entreprises et d’intérêt  privées, alors que, parallèlement, « la rue de Valois s’est vidée de sa substance, abandonnant toujours plus de pouvoir à des établissements publics phares (théâtres, opéra de Paris,  grands musées, (comme Ariane Warlin l‘a analysé)) mais aussi et peut-être surtout, dit le Monde, aux collectivités territoriales ». Or celui qui paie décide, donc si la part de l’État dans les financements va s’effondrant, sa force de prescription aussi. Le pouvoir « ne croit plus à la nécessité de protéger la dimension symbolique de la culture, sa capacité à faire rêver et ne croit pas encore à l’impérieuse nécessité de développer un secteur où la France et l’Europe peuvent inventer leur futur ».

 

Il faut donc, plus que jamais, distinguer entre Culture et culturel. Le culturel c’est, finalement, l’insignifiance à la portée de tous; la Culture, elle : la conquête du sens par chacun, au bénéfice de tous. Pasolini disait encore : « La Culture c’est-ce qui lutte contre le divertissement ». Le ministère de la culture est devenu le ministère du culturel.

 

Que pouvons - nous faire ? Deux choses : déniaiser et défataliser

Déniaiser : informer sans relâche, lire et diffuser le travail des auteurs recensés par Laurent Danchin, à vos claviers, à vos portables !…Le système culturel force à consentir ceux qui ne peuvent pas le contredire.

 

Défataliser : arrêter d’accepter le fait accompli, de dire : l’AC, l’industrie culturelle, c’est le sens de l’histoire, c’est le progrès. Ou bien, en soupirant : «mais que voulez-vous, c’est la financiarisation, la mondialisation qui veulent que tout soit à vendre : « Greed is good (6) » ». Cette  dictature du fait accompli, c’est ce qu’on disait des Allemands sous l’occupation : «Ils sont là: faut faire avec ! » J’appartiens à une famille où on prenait le maquis. Mais à la différence de celui d’hier, le totalitarisme contemporain est flasque, c’est une barbarie molle (7). Donc il faut procéder avec calme et humour, sinon, dénoncer cette extrémisme moelleux vous fait vite passer pour l’agresseur.

 

Il ne faut être ni pessimiste ni optimiste, même si dans le combat de David contre Goliath, rappelons que c’est David qui gagne. Il faut être possibiliste.

Il est encore possible de choisir entre le Tout culturel, l’insignifiance à la portée de tous, et la survie de la Culture. C’est-à-dire entre la survie de l’Homme en tant que tel, et non pas d’un homme réduit à être une marchandise comme une autre…

 

Christine Sourgins

Historienne de l’Art, modératrice du colloque.

http://sourgins.over-blog.com

 

(1) Passibles de plusieurs années de prisons…

 (2) Le Monde, 7-8 septembre 2008, p. 21.

(3) écrit en collaboration avec Pierre-Marie Ziegler, Editions Pierre-Guillaume de Roux, à paraître en 2013

 (4) Que choisir  numéro 494, 2011, « Valorisation à deux vitesses » , p. 46 à 54.

 (5) Nathaniel Herzberg,  « La culture, ministère amer », Le Monde, 17 novembre 2012, p.3

(6) L’avidité est bonne !

(7) cf J-F Mattéi, « La barbarie intérieure » , PUF, 1999.

Retrouver cet article sur le blog :

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Michèle Venard lit Alice Munro

2014-2015

2014-2015

 

Metteur en scène d'une quinzaine de spectacles professionnels joués à Paris, en province et à l'étranger, ( dont Kafka, Jarry, Sade...) à la forme théâtrale "rapide, surprenante, esthétique", "mettant comme l'écrit Jean Gillibert, les acteurs en responsabilité de jeu. C'est souvent très fort et peu usité dans le monde actuel, formaliste et esthétisant du théâtre", artiste dramatique, docteur ès lettres et dernière thésarde de Georges Couton, auteur de deux livres d’histoire du théâtre, Michèle Venard, par la lecture expressive, mène aussi, au sein de la compagnie En Perce Théâtre, le projet lectures "à voix haute et nue" © d'auteurs très, peu ou mal entendus.

Atelier nomade souple, suscitant, là où il a lieu, un Studio de Lectures et d'écoute,l'Atelier Permanent de Lectures et d'écoute existe depuis la Revue Parlée de Blaise Gautier au Centre Pompidou,où Michèle Venard, déjà,lisait Gombrowicz, Pound,  ou de Roux... À partir de 2003,  après un accident qui la priva de la marche, elle réactive son activité de lectrice, en province (Kafka, Bachelard, Hardellet, Rilke, Schultz, Bernanos), au Salon International du Livre de Ouessant, à Paris (au Nord-Ouest Claudel, Montherlant, Bloy) à la Maison des Métallos.(mise en scène-événement captée par Radio-France 8 heures de Présence théâtrale de Jean Gillibert, diffusées sur France - Culture),  à la Crypte de la Madeleine ( J-M Turpin)   à la Crypte Saint Denys ( Pierre  Boudot) au théâtre du Centre 6 (Stendhal, Poe, Villiers de l’Isle Adam, James, Verlaine MaupassantTchekhov, Joyce, Yourcenar, Gombrowicz, Highsmith, Mishima), au théâtre Pandora (Woolf, Zweig; Andersen, Pirandello, Moravia, Hemingway, Faulkner, Conrad, Lawrence, Hamsun, Lagerkvist, Morante, Green, Borges, Tanizaki, Andric, Kessel, Morand, Kawabata, Grossman,Giono, Bierce,Rilke, Blixen, Gracq,  London, Baudelaire, Dickens, Cendrars, Jouve, Dostoïevski, Llosa, Wilde, Bounine, Steinbeck, Gide, Joseph Roth, Djuna Barnes

Arthur Rimbaud; Georges Bernanos; Albert Cossery; Michel Ossorguine; Mikhaïl Boulgakov;  Miguel Torga ; F Scott Fitzgerald; Jean-Louis Joliot Albert Camus;  Doris Lessing; Richard Millet; Alice Munro; Gabriel Garcia-Marquez; Paul Gadenne  ...  à l'Odéon (Jean Gillibert) ;  au Grand Auditorium du  Crédit Foncier, au théâtre des  2 Rêves, au théâtre du Petit Hébertot, au théâtre du Gymnase,  au théâtre Branoul de la Haye...

 

"à voix haute et nue"© valorise les circuits courts.

Ainsi, La Compagnie En Perce animée avec l'acteur Christian Fischer, non seulement rédige et actionne des projets artistiques, culturels, ou de formation à l'expression orale et d'initiations à l'art de dire, de Conseil aux dirigeants, des séminaires pour l’Entreprise, mais encore, elle organise, à la demande de ses adhérents, soirées littéraires, (Bachelard à Bar sur Aude, Jean-Marie Turpin à La Madeleine, Pierre Boudot à la Crypte Saint Denys…) lectures, rencontres, conférences, spectacles…

En Perce insuffle, de plus, un nouveau projet, la Fédération de lecteurs

 

 (renseignements à l'issue d'une séance publique)

  programmation saison 2014-2015 «à voix haute et nue»© Lectures publiques de Michèle Venard

Paul Gadenne en lecture publique


 

 

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