Michèle Venard lit
Jeudi 2 février à 19h
précises
Pierre Jean Jouve
Théâtre Pandora 30, rue Keller 75011 code 32 56 Paris
métro Bastille
Réservations obligatoires 01 42 39 21 61
Tarif réduit pour les adhérents à l'Association
"Ma nature est sauvage et presque toujours insatisfaite."
Homme des ruptures, frère en poésie de Baudelaire et de Nerval, Pierre Charles Jean Jouve, grand prix de poésie de
l'Académie Française en 1966, mort le 8 janvier 1976, est né le 11 octobre 1887 à Arras où il passe ses premières années. Dans son autobiographie, En miroir (1954), il a donné une image
triste de son enfance. De santé fragile, il passe, adolescent, des années entre la musique et la méditation douloureuse. Il cultive la solitude. "L'exil dont je veux parler maintenant
est l'état d'exil intérieur et de proscription pour cause de nature, de tempérament, forme de pensée ou manière de vivre". À partir de 1921, après sa rencontre avec la future psychanalyste
Blanche Reverchon il traverse une profonde crise spirituelle qui l'amène à rejeter en bloc toute l’œuvre publiée antérieurement.
C'est de 1925 à 1935 que Jouve a écrit la presque totalité de l'œuvre romanesque de sa "seconde vie" -
Paulina 1880 (1925), Le Monde désert (1927), Aventure de Catherine Crachat (Hécate, 1928 et Vagadu, 1931), Histoires sanglantes (1932), La scène
Capitale (Dans les années profondes et La Victime, 1935)- et ses recueils poétiques : Noces (1925-1931), Sueur de Sang (1933-1935) et Matière
céleste (1936-1937). . Avec ses poèmes "témoins" et "prophétiques" Gloire (1940) et La Vierge de Paris, il sera un acteur reconnu de la résistance
intellectuelle à l'oppression nazie. Il écrit Tombeau de Baudelaire, (1942) Diadème (1949), Ode (1950),
Proses (1960) et Moires (1962). Son Don Juan de Mozart, est suivi par la rédaction en 1953 avec le compositeur Michel
Fano d'un autre important essai sur la musique du Wozzeck d'Alban Berg et selon la belle formule de Béatrice Bonhomme "il émigre vers sa Chine intérieure"……(extrait de la notice
biographique remise aux spectateurs et rédigée d'après le Site Pierre Jean Jouve de Béatrice Bonhomme et de Jean-Paul Louis Lambert et du Cahier de L'Herne de Dominique de Roux)
Michèle Venard lira une nouvelle d'Hôtel - Dieu récits d'hôpital en 1915, des séquences
de En miroir, La scène Capitale, et de Proses ("La voix, le sexe et la mort") et
Le Bois des Pauvres.
Merci cher ami; pour cette relance.
Je fais demain dimanche la dernière répétition chronométrée.
Il me semble que la progression est bonne. J'ai trouvé la manière, il me semble, de me tenir à la fois à distance
( le pointu) , d'entrer dans les mots et de garder l'élévation. C'est très difficile.
J'ai trouvé deux moments où incruster un bref texte de D de R.
Qq petits obstacles techniques ( pages du livre qui ne sont pas toutes numérotées et rendent le zigzagage dans les séquences un peu compliqué
( je mets des signets, des trombones..), papier très fin qui colle , très petits caractères) mais le feuilletage aussi se répète.
J'espère être à la hauteur.
J'attends avec une grande curiosité la séance, et le petit homme au chapeau me scrute.
à jeudi.
très amicalement.
MV
Je viens de faire la dernière répétition.
52' chez moi.
mais mon "liant" disparaît et se dérobe. ...Impression encore différente des séances de répét antérieures
les parties bougent et s'enfoncent, ( élément liquide) puis resurgissent et coulent de nouveau
étrange impression qui happe et engloutit.
Comme si le corps, de l'intérieur se délitait et que l'effort consistait à faire tenir ensemble ses lambeaux.
Jeudi, réussirai-je à faire parvenir Sa parole ?
Très cordialement MV
... contre les virus ? Chère Michèle, en ce moment peut-être êtes-vous plus dans un combat contre les virus que devant votre ordinateur pour lire vos courriels...
Mais, hier soir, vous nous avez prouvé une nouvelle fois quelle formidable lectrice vous êtes ! Après le choix des textes de Cendrars il y a un mois, et le très original choix d'hier soir, je commence à voir
ce qui vous intéresse personnellement. Je dirai, en première approche : "construire des parcours originaux avec des fragments insolites".
Comme je vous l'ai dit, vous avez fait avec les "Histoires sanglantes" des choses étonnantes que je n'avais jamais entendues — ni imaginées. Je me demande bien ce que vous pourriez faire avec "L’Histoire d'Ernest", c'est-à-dire "Gribouille" et "Les Rois russes"...
Encore merci pour cette soirée, très amicalement, Jean-Paul
Eh bien, figurez vous cher ami, qu'après avoir vertement parlé à PJJ que je soupçonnais de m'en vouloir d'avoir choisi un texte renié, j'ai constaté que ce virus qui me brûlait l'amygdale gauche s'était volatilisé.En effet, j'ai dit à l'homme au visage à mandibules "ce n'est pas parce que vous - même étiez un malade souffreteux que vous allez me gâcher la voix avec vos histoires."Pour le "construire des parcours originaux avec des fragments insolites", je suis d'accord . C'est ce que j'ai fait avec Giono, Boudot, Verlaine, Gracq, Cendrars et Jouve en proposant une séance qui ne soit pas exclusivement composée de Nouvelles. Je dis maintenant plus prudemment "des nouvelles, ou des textes brefs".merci de ce que vous me dites et à très bientôt.
Très amicalement à vous et à Christine.MVavec Dosto une autre aventure ( elle a commencé à l'adolescence avec la lecture des grands romans, puis avec Jean Gillibert qui a adapté et joué l'Homme du Sous sol, Nuits Blanches, Les Démons et Les Frères K -où Christian jouait Dimitri )